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21 avril, 2007

L’intelligence émotionnelle

Classé dans : Psycho — nacydymeg @ 20:52

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Le coeur de la notion 

La notion au coeur de l’intelligence émotionnelle est le contrôle de soi. Par exemple, on me joue un tour et je suis choqué. Je réussis à contrôler mon expression pour ne pas montrer ma réaction réelle. J’ai intérêt à minimiser ma réaction et à garder le contrôle puisqu’on voulait me faire réagir. Je minimise l’impact au niveau social par une réaction rapide d’une partie récente du cerveau qui suit de très près la réaction de la partie primitive.

 Si je peux comprendre les autres, c’est parce que je peux réaliser mes propres réactions, en prendre conscience. Le fait de contrôler ce que j’exprime en public est essentiel pour bien fonctionner socialement. Jouer à faire semblant est essentiel au développement social et intellectuel. Les enfants qui ne jouent pas à faire peur et qui n’ont pas de plaisir à faire la bataille n’apprennent pas imaginer ce que les autres pensent. Les garçons aiment jouer à la bataille avec papa. Les mamans sont exaspérées parce qu’il y a souvent des larmes. Pourtant, c’est une façon d’apprendre à contrôler son agressivité et ses émotions.

C’est le cas des autistes par exemple. On croit que le fait de ne pas avoir établi un lien émotif avec la mère, un attachement, peut avoir l’effet semblable de rendre ces personnes incapables de comprendre les autres. Il y a aussi des raisons de nature génétique ou neurologique qui éclairent bien des problèmes de comportement, mais le contrôle de soi est en partie appris.

Comment contrôler

 Le second élément important de la notion d’IE est que nous réagissons d’abord aux événements chargés de sens par des circuits neuroniques anciens. Ces réactions sont rapides, mais peu sophistiquées. Si je peux contrôler ces réactions et les utiliser pour analyser la situations avec d’autres circuits, mon bon contrôle me permet de fournir des réponses plus appropriées.

Si nous sommes attentifs à nos émotions, elles nous indiquent des réalités que nous pouvons ensuite analyser pour nuancer les choses. Les théories de la personnalité qui sont à date reflètent donc la multitude des réactions neurologiques qui s’amplifient et s’annulent de façon très complexe. Elles expliquent les conflits que nous vivons et le fait que nous cherchons à la fois des objectifs contradictoires. Nous voulons socialement appartenir et nous distinguer. Nous voulons obtenir une promotion, mais ne pas perdre nos amis. Nos réactions importantes déclenchent des émotions.

Les 5 grands composants

C’est Peter Salovey qui a utilisé le premier le concept d’intelligence émotionnelle. Il la divise en 5 grands éléments et il définit des possibilités intéressantes.

 La connaissance de ses émotions 

Pour utiliser ses émotions, il faut les connaître. C’est la base pour comprendre nos réactions et c’est aussi la base de l’intuition. L’intuition est pour plusieurs une sorte de capacité un peu magique, mais elle est basée sur des réactions émotives. Elle est bien utile pour réussir sa vie intime et on a tendance à perler de l’intuition féminine, mais l’intuition n’a pas de sexe et elle ne sert pas que pour la vie intime. Elle est utile pour réussir dans les techniques, dans les activités sociales et aussi en gestion.

1)       Connaître ses propres états intérieurs, ses préférences, ses ressources et ses intuitions. 

 2)       Savoir reconnaître ses émotions et leurs effets. 

 3)       Connaître ses forces et ses limites. 

 4)       Etre sûr de sa valeur et de ses capacités. 

La maîtrise de ses émotions 

Pour utiliser ses émotions, il ne faut pas que les reconnaître, il faut les contrôler. Le cas de maîtrise des émotions le plus connu est celui des gens qui ne les maîtrisent pas. On essaie souvent de réprimer ses émotions, mais les gens qui réussissent à le faire où qui n’ont pas de réactions émotives ont .autant, sinon plus, de problèmes que ceux qui en ont trop. Leurs difficultés sont moins spectaculaires, mais réelles. Pour réussir, il faut donc ajuster consciemment ses émotions; parfois les amplifier et parfois les réduire. 

 Maîtriser des émotions ouvre la porte à plusieurs possibilités. Elle peuvent servir à se concentrer sur une tâche au bon degré, à garder le contrôle de soi quand on pourrait le perdre et aussi à se motiver.

1)       Savoir gérer ses états intérieurs, ses impulsions, ses ressources. 

2)       Gérer les émotions et les impulsions. 

3)       Se montrer honnête et intègre en toute circonstance. 

4)       S’acquitter de son travail de manière responsable

 L’automotivation 

Maîtriser des émotions permet de se motiver. Ceci permet de produire et d’être efficace socialement.

1) Faire les efforts pour atteindre un niveau d’excellence, ou pour l’améliorer. 

 2) S’engager; savoir épouser les objectifs du groupe ou de l’entreprise. 

 3) Avoir de l’initiative; saisir les opportunités. 

4) Se montrer optimiste et tenace; poursuivre ses objectifs malgré les obstacles et les difficultés.

 Percevoir les émotions d’autrui 

Comprendre ses émotions permet de comprendre celles des autres. Les gens qui comprennent les émotions des autres vont mieux communiquer et mieux s’ajuster aux autres. L’empathie est la conscience des sentiments, des besoins et des soucis des autres et c’est la clef du succès social.

Il y a des professions où c’est l’essentiel de la tâche que de s’ajuster aux autres. Les vendeurs, les gestionnaires, les professeurs doivent être bons pour lire entre les lignes des émotions que les autres manifestent. Les discussions sur un ton intellectuel entre des gens qui se veulent rationnels sont souvent moins rationnelles que l’on croit. Nous tombons en amour avec nos idées et nous sommes souvent engagés dans une voie quand les autres savent que nous avons déjà pris position dans un sens. Voir ces mécanismes chez les autres permet de comprendre pourquoi ils ne modifient pas leurs idées et comment on peut briser leur résistance.

 1)       Savoir capter finement les sentiments et les points de vue des autres; éprouver un intérêt réel pour leurs soucis. 

 2)       Savoir aider; anticiper, reconnaître et satisfaire les besoins des clients. 

 3)       Aider les autres à se développer; voir les besoins, les capacités et les carences des autres pour stimuler leurs capacités efficacement. 

 4)       Concilier des points de vue différents. 

 5)     Déchiffrer les réactions au niveau d’un groupe. Créer la synergie dans un groupe. Comprendre les groupes sans la participation volontaire des autres en milieu compétitif.

Gérer les émotions des autres. 

Comprendre les émotions des autres permet de se faire aimer, d’harmoniser les rapports entre des personnes qui ont des émotions différentes ou des groupes qui ont des positions opposées. Cela permet aussi de diriger les gens vers des objectifs. Les grands leaders font d’autres leaders qui mettent leurs énergies au service d’une cause. Il faut pour cela mobiliser les émotions des individus et des groupes.

 1)       Travailler avec les autres à des objectifs communs. Accepter les rôles secondaires. 

 2)       Induire des réponses favorables chez les autres. 

 3)       Employer des tactiques efficaces pour persuader. 

 4)       Envoyer des messages clairs et convaincants. 

 5)       Inspirer et guider des groupes et des personnes. 

 6)       Initier ou gérer des changements. 

 7)       Négocier et résoudre les conflits. 

 8)       Cultiver des relation utiles. Guider des personnes au niveau personnel.

La recomposition de la personne

Les éléments de l’intelligence émotionnelle ne sont pas nouveaux et l’idée que c’est un quotient ne tient pas la route. Ce que la notion apporte de plus intéressant c’est une vision intégrée de la personne. Les coeur et le cerveau sont réunis comme ils ne l’ont pas été depuis René Descartes. En effet, la tradition de l’évaluation psychologique en psychologie correspond à une vision dualiste de la personne. L’impact de Descartes nous le montre. 

Les tests de fonctionnement intellectuel ont toujours été développés et conçus indépendamment des tests de personnalité. Les experts des deux domaines avaient peu en commun jusqu’en 1980, mais les choses s’arrangent.

Conclusion

Pour résumer, l’intelligence est ni plus ni moins que la valeur des personnes dans plusieurs milieux. C’est la psychologie qui a véhiculé cette idée et l’importance qu’on accorde à l’intelligence au sens psychométrique cause maintenant bien des problèmes à la psychologie. Quand la psychométrie a proposé de qualifier les gens de façon globale. C’était prétentieux et maladroit. C’est plus juste et raisonnable de dire qu’on catégorise les gens en fonction d’un poste avec certains outils. Lorsqu’une mesure dit rendre compte de l’intelligence, elle en rend compte dans un milieu donné avec un outil donné.

Véhiculer la notion d’intelligence émotionnelle de la même façon pourrai causer les mêmes problèmes. C’est le même panneau des solutions simplistes et universelles. Il n’y a pas une seule dimension valable pour comparer les humains.

Heureusement, des études montrent actuellement rapidement que la notion apparue en 1995 n’ira pas loin. Elle ne prédit pas. Ce n’est pas surprenant si on examine ne près cette notion. Elle n’a de quotient que le nom et les composantes sont mal définies. Nous devrions éviter de tomber dans le panneau longtemps 

 

rad67886 dans Psycho

 

3 réponses à “L’intelligence émotionnelle”

  1. call dit :

    tres bon article: l’intelligence émotionnelle, certains patrons devraient lire ce texte et s’en inspire!

    il est mignon le perroquet :-)

    Dernière publication sur La Rose Rouge : Tes yeux si beaux.

  2. nacydymeg dit :

    Tout à fait… je savais que ça allait te plaire

  3. redia dit :

    entièrement d’accord avec ces textes.

    je m’y retrouve dans ma façon de penser

    site intéressant.

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