être soi-même

Bienvenue sur mon blog

6 juillet, 2007

Lâcher prise face à la souffrance

Classé dans : Lettres,Psycho — nacydymeg @ 13:45

fleursfin1.gif 

 

Tout ce que fait l’être humain est fait dans le but d’être heureux.
Directement ou indirectement.
Même si votre travail ne vous plaît pas, vous le faites dans le but de gagner de
l’argent et ainsi pouvoir entre autre vous payer des choses qui vous font plaisir.
L’humain recherche par tous les moyens le bonheur et tente par tous les
moyens d’échapper à la souffrance. C’est bien normal, qui aime souffrir A part ceux qui y trouvent du plaisir et dans ce cas ils ressentent le bonheur
dans cette souffrance. C’est pour cette raison que c’est très difficile
d’accepter la souffrance. Même si vous cherchez à la fuir ou à l’étouffer,
vous n’y arrivez pas, elle est toujours présente même si vous la masquez.
Si vous souhaitez la dépasser, il vous faut y faire face en acceptant de la ressentir.
Ressentez là et observez ce que vous ressentez sans analyser, sans vous laisser
entraîner par le mental vers les circonstances qui ont déclenché cette souffrance.
Si des pensées viennent, laissez-les être là sans les nourrir,
sans vous attacher à elles et reportez votre attention sur le corps.
Restez présent à tout ce que vous ressentez.
Le fait d’observer, va vous permettre d’être détaché.
Lorsqu’on est observateur, il se crée automatiquement une
distance entre l’observateur et le sujet observé ( la souffrance ).
On n’est plus à ce moment là identifié à cette souffrance et on perçoit cela
comme une création que l’on crée soi-même à chaque instant et que l’on
maintient en vie par l’énergie qu’on lui insuffle au moyen de la pensée.
Autorisez-vous maintenant à lâcher prise, ne la nourrissez plus de vos pensées,
ne lui insuffler plus d’énergie, laissez cela se dissoudre en étant simplement
une présence témoin. L’obscurité ne résiste pas longtemps à la lumière de la présence.
Ce qu’il convient également d’accepter lorsque l’on souffre
c’est la réalité de l’instant présent.
Pourquoi est-ce que l’on souffre la plupart du temps ?
Parce que la réalité de ce que l’on vit a changé et qu’on a du mal à accepter
cette réalité, on s’accroche au passé et aux souvenirs.
Ou alors notre réalité ne change pas et on voudrait tellement
que cela change en se projetant dans le futur.
Accepter la réalité, c’est accepter les changements qui se sont produits ou pas
dans notre vie et ensuite regarder si l’on peut améliorer la situation.
Lâcher prise c’est accepter la réalité de l’instant présent
afin d’être et d’agir sans le poids du passé et du futur.
A ce moment là, la vie coule librement à travers nous pour
permettre d’exprimer au mieux notre véritable nature.
Accepter est le premier pas vers le lâcher prise.

fleursfin1.gif

- Totem -

21 avril, 2007

L’intelligence émotionnelle

Classé dans : Psycho — nacydymeg @ 20:52

L'intelligence émotionnelle dans Psycho Ia301.htm_cmp_willow010_bnr

 

Le coeur de la notion 

La notion au coeur de l’intelligence émotionnelle est le contrôle de soi. Par exemple, on me joue un tour et je suis choqué. Je réussis à contrôler mon expression pour ne pas montrer ma réaction réelle. J’ai intérêt à minimiser ma réaction et à garder le contrôle puisqu’on voulait me faire réagir. Je minimise l’impact au niveau social par une réaction rapide d’une partie récente du cerveau qui suit de très près la réaction de la partie primitive.

 Si je peux comprendre les autres, c’est parce que je peux réaliser mes propres réactions, en prendre conscience. Le fait de contrôler ce que j’exprime en public est essentiel pour bien fonctionner socialement. Jouer à faire semblant est essentiel au développement social et intellectuel. Les enfants qui ne jouent pas à faire peur et qui n’ont pas de plaisir à faire la bataille n’apprennent pas imaginer ce que les autres pensent. Les garçons aiment jouer à la bataille avec papa. Les mamans sont exaspérées parce qu’il y a souvent des larmes. Pourtant, c’est une façon d’apprendre à contrôler son agressivité et ses émotions.

C’est le cas des autistes par exemple. On croit que le fait de ne pas avoir établi un lien émotif avec la mère, un attachement, peut avoir l’effet semblable de rendre ces personnes incapables de comprendre les autres. Il y a aussi des raisons de nature génétique ou neurologique qui éclairent bien des problèmes de comportement, mais le contrôle de soi est en partie appris.

Comment contrôler

 Le second élément important de la notion d’IE est que nous réagissons d’abord aux événements chargés de sens par des circuits neuroniques anciens. Ces réactions sont rapides, mais peu sophistiquées. Si je peux contrôler ces réactions et les utiliser pour analyser la situations avec d’autres circuits, mon bon contrôle me permet de fournir des réponses plus appropriées.

Si nous sommes attentifs à nos émotions, elles nous indiquent des réalités que nous pouvons ensuite analyser pour nuancer les choses. Les théories de la personnalité qui sont à date reflètent donc la multitude des réactions neurologiques qui s’amplifient et s’annulent de façon très complexe. Elles expliquent les conflits que nous vivons et le fait que nous cherchons à la fois des objectifs contradictoires. Nous voulons socialement appartenir et nous distinguer. Nous voulons obtenir une promotion, mais ne pas perdre nos amis. Nos réactions importantes déclenchent des émotions.

Les 5 grands composants

C’est Peter Salovey qui a utilisé le premier le concept d’intelligence émotionnelle. Il la divise en 5 grands éléments et il définit des possibilités intéressantes.

 La connaissance de ses émotions 

Pour utiliser ses émotions, il faut les connaître. C’est la base pour comprendre nos réactions et c’est aussi la base de l’intuition. L’intuition est pour plusieurs une sorte de capacité un peu magique, mais elle est basée sur des réactions émotives. Elle est bien utile pour réussir sa vie intime et on a tendance à perler de l’intuition féminine, mais l’intuition n’a pas de sexe et elle ne sert pas que pour la vie intime. Elle est utile pour réussir dans les techniques, dans les activités sociales et aussi en gestion.

1)       Connaître ses propres états intérieurs, ses préférences, ses ressources et ses intuitions. 

 2)       Savoir reconnaître ses émotions et leurs effets. 

 3)       Connaître ses forces et ses limites. 

 4)       Etre sûr de sa valeur et de ses capacités. 

La maîtrise de ses émotions 

Pour utiliser ses émotions, il ne faut pas que les reconnaître, il faut les contrôler. Le cas de maîtrise des émotions le plus connu est celui des gens qui ne les maîtrisent pas. On essaie souvent de réprimer ses émotions, mais les gens qui réussissent à le faire où qui n’ont pas de réactions émotives ont .autant, sinon plus, de problèmes que ceux qui en ont trop. Leurs difficultés sont moins spectaculaires, mais réelles. Pour réussir, il faut donc ajuster consciemment ses émotions; parfois les amplifier et parfois les réduire. 

 Maîtriser des émotions ouvre la porte à plusieurs possibilités. Elle peuvent servir à se concentrer sur une tâche au bon degré, à garder le contrôle de soi quand on pourrait le perdre et aussi à se motiver.

1)       Savoir gérer ses états intérieurs, ses impulsions, ses ressources. 

2)       Gérer les émotions et les impulsions. 

3)       Se montrer honnête et intègre en toute circonstance. 

4)       S’acquitter de son travail de manière responsable

 L’automotivation 

Maîtriser des émotions permet de se motiver. Ceci permet de produire et d’être efficace socialement.

1) Faire les efforts pour atteindre un niveau d’excellence, ou pour l’améliorer. 

 2) S’engager; savoir épouser les objectifs du groupe ou de l’entreprise. 

 3) Avoir de l’initiative; saisir les opportunités. 

4) Se montrer optimiste et tenace; poursuivre ses objectifs malgré les obstacles et les difficultés.

 Percevoir les émotions d’autrui 

Comprendre ses émotions permet de comprendre celles des autres. Les gens qui comprennent les émotions des autres vont mieux communiquer et mieux s’ajuster aux autres. L’empathie est la conscience des sentiments, des besoins et des soucis des autres et c’est la clef du succès social.

Il y a des professions où c’est l’essentiel de la tâche que de s’ajuster aux autres. Les vendeurs, les gestionnaires, les professeurs doivent être bons pour lire entre les lignes des émotions que les autres manifestent. Les discussions sur un ton intellectuel entre des gens qui se veulent rationnels sont souvent moins rationnelles que l’on croit. Nous tombons en amour avec nos idées et nous sommes souvent engagés dans une voie quand les autres savent que nous avons déjà pris position dans un sens. Voir ces mécanismes chez les autres permet de comprendre pourquoi ils ne modifient pas leurs idées et comment on peut briser leur résistance.

 1)       Savoir capter finement les sentiments et les points de vue des autres; éprouver un intérêt réel pour leurs soucis. 

 2)       Savoir aider; anticiper, reconnaître et satisfaire les besoins des clients. 

 3)       Aider les autres à se développer; voir les besoins, les capacités et les carences des autres pour stimuler leurs capacités efficacement. 

 4)       Concilier des points de vue différents. 

 5)     Déchiffrer les réactions au niveau d’un groupe. Créer la synergie dans un groupe. Comprendre les groupes sans la participation volontaire des autres en milieu compétitif.

Gérer les émotions des autres. 

Comprendre les émotions des autres permet de se faire aimer, d’harmoniser les rapports entre des personnes qui ont des émotions différentes ou des groupes qui ont des positions opposées. Cela permet aussi de diriger les gens vers des objectifs. Les grands leaders font d’autres leaders qui mettent leurs énergies au service d’une cause. Il faut pour cela mobiliser les émotions des individus et des groupes.

 1)       Travailler avec les autres à des objectifs communs. Accepter les rôles secondaires. 

 2)       Induire des réponses favorables chez les autres. 

 3)       Employer des tactiques efficaces pour persuader. 

 4)       Envoyer des messages clairs et convaincants. 

 5)       Inspirer et guider des groupes et des personnes. 

 6)       Initier ou gérer des changements. 

 7)       Négocier et résoudre les conflits. 

 8)       Cultiver des relation utiles. Guider des personnes au niveau personnel.

La recomposition de la personne

Les éléments de l’intelligence émotionnelle ne sont pas nouveaux et l’idée que c’est un quotient ne tient pas la route. Ce que la notion apporte de plus intéressant c’est une vision intégrée de la personne. Les coeur et le cerveau sont réunis comme ils ne l’ont pas été depuis René Descartes. En effet, la tradition de l’évaluation psychologique en psychologie correspond à une vision dualiste de la personne. L’impact de Descartes nous le montre. 

Les tests de fonctionnement intellectuel ont toujours été développés et conçus indépendamment des tests de personnalité. Les experts des deux domaines avaient peu en commun jusqu’en 1980, mais les choses s’arrangent.

Conclusion

Pour résumer, l’intelligence est ni plus ni moins que la valeur des personnes dans plusieurs milieux. C’est la psychologie qui a véhiculé cette idée et l’importance qu’on accorde à l’intelligence au sens psychométrique cause maintenant bien des problèmes à la psychologie. Quand la psychométrie a proposé de qualifier les gens de façon globale. C’était prétentieux et maladroit. C’est plus juste et raisonnable de dire qu’on catégorise les gens en fonction d’un poste avec certains outils. Lorsqu’une mesure dit rendre compte de l’intelligence, elle en rend compte dans un milieu donné avec un outil donné.

Véhiculer la notion d’intelligence émotionnelle de la même façon pourrai causer les mêmes problèmes. C’est le même panneau des solutions simplistes et universelles. Il n’y a pas une seule dimension valable pour comparer les humains.

Heureusement, des études montrent actuellement rapidement que la notion apparue en 1995 n’ira pas loin. Elle ne prédit pas. Ce n’est pas surprenant si on examine ne près cette notion. Elle n’a de quotient que le nom et les composantes sont mal définies. Nous devrions éviter de tomber dans le panneau longtemps 

 

rad67886 dans Psycho

 

Comment gérer ses émotions ?

Classé dans : Psycho — nacydymeg @ 20:39

 

 Comment gérer ses émotions ? dans Psycho ani339

 

 

andre dans PsychoPar Christophe André Psychiatre, auteur de « La force des émotions »

 

Elles nous prennent par surprise, nous submergent, nous font agir contre notre volonté : comment arriver à remettre nos émotions à leur place ?

Pourquoi doit-on apprendre à maîtriser ses émotions ? Parce que les émotions sont là quoi qu’on fasse, et ne nous demandent pas notre avis pour apparaître ; c’est comme une force qui est en nous pour le meilleur et pour le pire. Nous n’avons donc pas le choix : soit on les subit, soit on les pilote.
Je compare souvent les émotions à des chevaux : les réguler, c’est maîtriser quelque chose de vivant, et au départ de plus fort que nous. Les émotions sont de bons serviteurs, mais de mauvais maîtres. Ce sont des forces biologiques qu’il faut absolument apprendre à conduire.

Comment ça marche, les émotions ?
Si l’on se concentre sur les grandes émotions négatives, puisque les positives ne nous posent pas de problèmes, elles sont trois : la honte, la colère, et la peur.
Toutes ces émotions se déclenchent fréquemment chez nous. Chaque fois que je serai doublé dans la queue de la boulangerie, je serai frustré – ce qui est un dérivé de la colère ; chaque fois que je vivrai une déception, qu’un ami s’éloignera de moi, j’aurai de la tristesse, etc.
Les émotions sont une sorte d’intelligence pré-verbale, qui s’enclenche en réaction aux situations avant même que nos mécanismes de décodage et de compréhension n’aient eu le temps de s’effectuer.

Comment maîtriser ses émotions ?
Comme nous venons de le voir, les émotions sont là avant les pensées. Mais après cette première phase, la manière dont nous allons lire la situation va pouvoir soit amplifier, soit alléger la situation de départ. Par exemple, si quelqu’un me passe devant dans une file d’attente, je vais avoir un petit mouvement naturel d’irritation, que je vais pouvoir aggraver en me disant « mais pour qui il se prend ! » ou que je vais pouvoir contrôler en me disant que ce n’est pas grave.
Les hyper-émotifs doivent absolument se contrôler, car plus on laisse libre cours à son émotion, plus on la renforce et plus elle aura tendance à s’exprimer librement et souvent. Aux inhibés, au contraire, on va apprendre qu’ils ont le droit de ne pas être d’accord et de l’exprimer calmement, et non pas de tout garder avant d’exploser.

Comment tirer parti de ses émotions ?
Les émotions sont des très bons « starters » pour nous mettre sur la voie de ce qui ne va pas. C’est pour cela qu’il faut toujours les respecter et les écouter. Si je suis très triste, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans ma vie, et je dois trouver quoi.
Mais je respecte aussi mon libre-arbitre. Une fois que les émotions ont joué leur rôle de signal d’alarme pour nous indiquer ce qui ne va pas, il ne faut pas que ce soient elles qui gèrent l’affaire jusqu’au bout ; l’esprit doit reprendre le contrôle pour déterminer de la réponse appropriée à l’incident.
Il faut apprendre à faire la différence entre la situation, l’émotion, et les pensées

c’est ainsi que l’on pourra augmenter sa capacité de choix: est-ce que j’exprime mes sentiments ou non? A quel moment? Comment? Et dans quel but?

livre_emotions

 

barres19

28 mars, 2007

L’indifférence

Classé dans : Psycho — nacydymeg @ 10:34

L'indifférence dans Psycho chat000541cv 

L’indifférence

 

   Au premier abord l’indifférence semble indiquer seulement un manque : c’est l’état de celui qui n’éprouve ni douleur, ni plaisir, ni désir, ni crainte.

 

 L’indifférence ne serait qu’insensibilité, incapacité à aimer qui confinerait à l’anorexie (littéralement : absence de désir) et à l’apathie (absence de passion).

 

 On pourrait entendre dans la notion d’indifférence (et dans l’attitude de l’indifférent) le signe d’un rapport difficile avec la différence : une incapacité à changer, à se laisser changer par l’émotion (ce qui nous met en mouvement), mais aussi la négation de la différence, l’enfermement sur soi. Indifférence et égocentrisme seraient donc liés.

 

   Un problème se pose ici : l’indifférence porte-t-elle toujours sur ce qui est différent de moi ? Peut-on être indifférent à soi ? On sait que le sujet anorexique peut se laisser mourir, mais s’il est indifférent à l’état de son corps, il ne l’est pas à l’image idéale qu’il a de lui-même…

 

   De plus, on peut se demander s’il n’est pas nécessaire d’être indifférent au malheur des autres pour être heureux ? Que l’on ne se raconte pas d’histoires : le spectacle de la famine au journal télévisé n’empêche pas grand monde de continuer son repas ; la vraie question est l’inverse : peut-on être vraiment heureux en étant indifférent au malheur des autres ?

 

   Cependant la définition de l’indifférence comme état de celui qui n’éprouve ni douleur, ni plaisir, ni désir, ni crainte, peut être entendue tout à fait différemment. Ces termes ont été utilisés par bien des traditions philosophiques pour indiquer l’état parfaitement équilibré du sage.

 

 Si cette définition est négative, c’est qu’elle désigne une positivité extrême qui dépasse de loin ce qui fait le quotidien de nos existences. L’indifférence ici ne serait pas manque de sensibilité à l’égard des souffrances des autres, et manque d’appétit de vivre, mais au contraire amour inconditionnel de la vie et compassion envers tous.

 

 Le sage épicurien ne cherche pas tous les plaisirs, contrairement à l’image commune, il est dans le plaisir d’exister, plaisir en repos qui est absence de douleur. Son amour de la vie ne s’enracine pas dans la peur de mourir, il n’est pas inquiet de la mort toujours possible parce qu’il ne désire pas vivre éternellement : le présent lui suffit. Et si le sage stoïcien ne connaît ni la crainte ni l’espoir, c’est qu’il sait qu’il n’y a que le présent qui existe (or crainte et espoir portent sur l’avenir). Il a appris à discerner ce qui dépend de lui, le reste est indifférent.

 

 Le sage est plus occupé à agir sur ce qui dépend de lui, qu’à espérer et à craindre ce qui lui est étranger. Ce n’est pas qu’il soit indifférent aux autres ; si le sage est apathique (sans passion), il n’en ressent pas moins la sympathie universelle qui l’unit à tout. Il est « citoyen du monde » parce qu’il reconnaît et accepte la différence et le changement partout.
   Alors l’indifférence : qualité ou défaut ? Il y a plusieurs façons d’être indifférent.

J.S.

ligne10297qw dans Psycho

12
 

medecin.cantalien |
Samclaude ou bien? |
Mes chats Devon Rex et Cha... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La Muse
| Virginie et Guillaume
| récits