être soi-même

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11 mars, 2007

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Classé dans : Psycho — nacydymeg @ 21:15

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DIRE NON : Pourquoi est-ce si difficile ?


Savoir dire non permet de prendre du champ, un champ personnel par rapport aux innombrables sollicitations, aux demandes des autres, aux tentatives de capture qu’exerce très naturellement notre entourage. Pourquoi est-ce si difficile ? Parce qu’en ne s’opposant pas on comble l’autre, et c’est un pouvoir auquel on renonce difficilement. La peur de blesser, de déplaire, d’être rejeté, est un moteur puissant. Renvoyant peut-être à notre enfance où, quand nous avons dit non, nos parents n’ont pas su accueillir cette opposition, et que nous avons alors eu peur de perdre leur affection.

En grandissant, nous avons appris qu’il n’est pas convenable de faire passer ses besoins avant ceux des autres. Sauf que dire non n’est pas une marque d’égoïsme, mais, paradoxalement, une preuve de respect. Cette attitude permet d’installer un rapport plus sain et plus créatif avec autrui et, surtout, donne toute sa valeur aux  » oui  » que nous formulerons ensuite.
(Diane Wulwek)

S’AFFIRMER : Ça s’apprend
Différez vos réponses.
« Prendre son temps permet de s’interroger sur ce que l’on ressent véritablement et de savoir ce que le oui et le non impliquent pour nous », explique la psychologue clinicienne Marie Haddou. Un moyen d’éviter frustrations et ressentiments envers ceux auxquels on n’a pas su résister.

Evitez de vous justifier : cela donne à l’autre la possibilité d’opposer ses arguments.

Entraînez-vous au quotidien. Dans les boutiques, à la maison, au bureau, dites non plusieurs fois par jour sur un ton juste, ferme, sans agressivité.  » Ainsi, commente la psychothérapeute Isabelle Filliozat, on peut très bien refuser de donner 1 euro à un clochard en le regardant droit dans les yeux et en lui souriant. C’est une manière de comprendre que l’on peut dire non à l’acte mais oui à la personne. « 

 

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19 février, 2007

Comment prendre confiance en soi ?

Classé dans : Psycho — nacydymeg @ 20:31

Comment prendre confiance en soi ? dans Psycho LaRose2

La timidité, c’est un défaut mignon… mais qui peut gâcher la vie si elle est trop prononcée. Les conseils d’un psychiatre pour arriver à mieux s’affirmer en société.

Pourquoi certaines personnes n’arrivent-elles pas à s’affirmer ?
La timidité est en général due à l’éducation, au milieu familial. On peut devenir timide parce que ses propres parents sont inhibés… ou bien, au contraire, parce que ses parents ont été trop envahissants, trop exubérants.
La timidité est le problème que l’on rencontre le plus fréquemment. Des gens qui ont du mal à dire ce qu’il pensent, à refuser des choses, à recevoir des compliments… Mais l’agressivité aussi est un problème d’affirmation de soi : c’est la même difficulté à communiquer correctement avec les autres.
Or il est très important de savoir communiquer : si j’ose dire, quand la relation va, tout va. Quand on améliore la relation aux autres, on améliore la confiance en soi, les succès amoureux, la réussite professionnelle… Statistiquement, les gens qui ont confiance en eux ont moins de risques de faire une dépression que les autres.

Comment peut-on corriger la timidité ?
Un travail d’entraînement pratique vise à déterminer d’abord quelles difficultés exactes on rencontre. Est-ce plutôt une timidité à parler en public ? A faire entendre son opinion dans un petit groupe ? A faire des rencontres ?
A partir de là, on sait sur quel type de relation aux autres il faut travailler.La méthode, qu’on peut tout à fait exécuter tout seul avec un bon ouvrage, consiste à « faire des crises de calme » en situation.
Lors d’un jeu de rôle organisé par le psychiatre, les participants rejouent une situation stressante et essaient de la gérer dans le calme. Après, ils se notent : ont-ils réussi à gérer la situation ? Ont-ils su (r)établir un dialogue ? Améliorer la relation ? Se sentent-ils bien après la crise ?
Ces jeux de rôle suffisent-ils à transformer un timide ?
La plupart du temps, ils marchent spectaculairement bien. Mais si la personne est vraiment atteinte d’une phobie sociale handicapante (agoraphobie, par exemple) il vaut mieux qu’elle consulte un psychiatre, qui décidera ensuite si elle doit suivre une thérapie seule ou en groupe.
De même, si le problème d’affirmation résulte d’un profond manque d’estimation de soi-même, une thérapie comportementale ne suffira pas : il faut alors se tourner vers une psychothérapie profonde, ou une psychanalyse.

BelleLicorne dans Psycho

 

Comment avoir davantage confiance en soi

Source: Par Suzanne Décarie, Capital Santé, décembre 2000/janvier 2001.

Timide, vous avez de la difficulté à prendre votre place? Vous doutez trop souvent de vous même? Vous manquez d’assurance? La confiance en soi, ça se travaille.

Pas agréable de se sentir nulle, inadéquate, incompétente. Épuisant aussi de toujours douter de soi, d’hésiter devant la moindre décision à prendre, de tout remettre en question, de chercher sans cesse l’approbation des autres, de se sentir constamment insatisfaite, vulnérable, coupable.

Que la vie est longue et triste quand on a peu confiance en soi!

La confiance en soi se construit dès l’enfance, en grande partie à travers le regard que les parents portent sur nous. Se sentir aimé pour ce qu’on est, être encouragée et félicitée nous propulse en avant. À l’inverse, le fait d’entendre constamment de faire attention, de ne pas toucher, de ne pas essayer puisque, de toute façon, on n’y arrivera pas, sape lentement, mais sûrement, la confiance en soi.

Heureusement, en cette matière, rien n’est irrémédiable. Plutôt que de s’enliser et de déprimer, on peut décider de réagir et de changer le cours des choses. Certaines personnes auront peut-être besoin d’une aide extérieure. Mais on peut toutes faire de grands pas si on s’y met vraiment. Comment? En apprenant d’abord à bien se connaître. Puis en passant à l’action, en accumulant de petites victoires qui, lentement, nous redonneront confiance. Mais pour cela il faut arriver à faire taire cette petite voix en nous qui tente constamment de saper nos efforts. Et nous serons alors capable d’affirmer de plus en plus clairement nos besoins, nos désirs et nos préférences.

S’observer en toute honnêteté

La première étape sur le chemin de la confiance en soi: apprendre à mieux se connaître, découvrir qui l’on est vraiment. Il faut prendre le temps de se demander, en toute lucidité, quels sont nos qualités et nos défauts, faire le bilan de nos réussites et nos échecs, dresser la liste de ce qu’on aime et de ce qu’on n’aime pas, de s’interroger sur nos valeurs fondamentales.

Ce petit exercice permet de réfléchir le plus honnêtement possible à la perception que l’on a de soi et à l’image que l’on projette. Soyez aussi tolérante et compatissante envers vous-même que vous le seriez envers votre meilleure amie. «Les personnes qui ont peu confiance en elles ont tendance à être très dures envers elles-mêmes. Pour elles, on est soit pourrie, soit parfaite!», remarque la psychologue Louise Descôteaux. Mais la réalité se situe généralement entre ces deux pôles.

La perception que les autres ont de nous aide aussi à mieux nous connaître. Ainsi, on peut avoir l’impression qu’on n’est pas très brillante mais sympathique, alors que les gens qui nous entourent nous trouvent au contraire plutôt intelligente mais brouillonne… Prêtez une oreille attentive à leurs remarques et à leurs commentaires. Vous pouvez même solliciter leur avis. En confrontant ainsi la perception que vous avez de vous-même à celle que les autres ont de vous, vous apprendrez peut-être des choses qui vous seront utiles.

Louise Descôteaux suggère également d’être attentive à ses réactions physiques. Votre coeur se met tout à coup à battre la chamade, votre respiration s’accélère, vos muscles se tendent, votre mâchoire se serre… tout cela peut vous fournir de précieux indices sur vous-même et sur les situations qui vous dérangent. Tiens, vous venez de baisser les yeux en présence de telle personne! Pourquoi? «Il faut observer ces petits signaux, mais sans les juger, dit Louise Descôteaux. Ce sont des indices qui peuvent nous aider à découvrir ce qui ne tourne pas rond.»

En étant ainsi attentive à vous-même, vous arriverez aussi à mieux comprendre les raisons émotives qui font que vous avez si peu confiance en vous ou que vous vous aimez si peu.

Après avoir ainsi obtenu un portrait plus réaliste de sa personne, on peut décider de modifier certains aspects de sa personnalité et d’en accepter certains autres, sans honte et sans regret, en se disant qu’ils font partie de ce que l’on est.

Agir

Eh oui! Prendre conscience de qui nous sommes ne suffit pas. Il faut ensuite passer à l’action si l’on veut changer. C’est dans l’action, en faisant des choses concrètes, que grandit la confiance en soi.

La vie de tous les jours nous fournit une foule d’occasions d’agir et d’augmenter cette confiance. L’important, c’est de se fixer des objectifs réalistes et de ne pas en déroger. «On s’attaque d’abord à des choses qui nous font plaisir, ou pour lesquelles on a du talent et qu’on a de bonnes chances de réussir», dit Louise Descôteaux.

Car la confiance grandit avec nos réussites et nos bons coups. Il ne sert à rien de vouloir escalader l’Everest si l’on a jamais fait de randonnée pédestre! Il faut d’abord s’attaquer aux choses qui nous semblent le plus faciles. Oser donner son opinion sur un fait d’actualité, par exemple, saluer un collègue qui nous intimide, converser quelques minutes avec un commerçant, aller seule dans un café… voilà autant de petits gestes qui nous aideront lentement à acquérir de la confiance en soi, dans la mesure où l’on est fière d’avoir réussi à les faire.

Affronter ses peurs n’est jamais facile. Le coeur s’affole, on a les mains moites, on voudrait mourir. Un conseil: respirer. «La respiration aide à trouver une sorte d’apaisement, de calme intérieur», explique Louise Descôteaux. Et puis on pense aux bons coups qu’on a réalisés et à ces bons mots que certaines personnes ont eus à notre égard. Et l’on fonce. Il n’y a plus d’autres choix.

Faire taire la voix de la critique

«L’autocritique et l’autodénigrement sont les grands ennemis des gens qui manquent de confiance. Ce sont eux qui les empêchent de bouger», dit la psychologue Sylvie Boucher, du Centre d’aide au développement personnel.

Comme elle est parfois tenace cette petite voix intérieure qui tente de saper nos élans… «À quoi bon!», «Ça ne marchera pas!», «Ça ne donnera rien!», «Qu’est-ce que les autres vont penser?», «De quoi vais-je avoir l’air?»

Quand cette voix insidieuse se fait entendre, il faut l’écouter. Eh oui! L’écouter d’abord. S’arrêter. Prendre le temps de se demander si ces idées négatives qui nous empoisonnent la vie sont réalistes. Vous considérez que vous avez été nulle dans telle ou telle situation?. Que vous avez eu l’air d’une vraie folle quand on vous a présenté telle personne? Vraiment? Analysez froidement la situation. Trouvez des éléments positifs, il y en a sûrement. Et servez-vous-en pour aller plus loin.

Et surtout demandez-vous si ces pensées négatives que vous entretenez à votre sujet vous aident à vous sentir mieux et à affronter vos peurs. Non? Alors, faites-les taire.

Rappelez-vous également que vous avez droit à l’erreur. Voilà que vous vous apprêtez à faire quelque chose que vous trouvez particulièrement difficile? Le pire qu’il pourrait arriver, ce serait que vous échouiez. Et puis après? Vous n’en mourrez pas. «Il faut avoir un certain humour, être capable de rire de nous et de la situation qui nous fait peur», dit Louise Descôteaux.

Savoir s’affirmer

Enfin, pour bien ancrer sa confiance, il faut aussi apprendre à s’affirmer, à dire ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas, ce qu’on ressent. On vous a blessée? Faites-le savoir. Telle attitude vous déplaît chez un collègue? Vous avez le droit de le dire. S’affirmer, cela s’apprend aussi.

S’ouvrir aux autres

Les personnes qui manquent de confiance ont souvent de la difficulté dans leurs rapports avec les autres. Elles ont l’impression qu’on leur veut du mal, qu’on les juge, qu’on les méprise. Là encore, demandez-vous si ces pensées sont fondées ou si elles ne sont pas tout simplement des créations de votre imagination. Avez-vous raison de vous sentir menacée? Qu’est-ce qui, concrètement, vous autorise à penser que telle personne vous méprise?

Et si la façon dont vous pensez que les autres vous perçoivent n’était qu’une projection de votre part, que le reflet de ce que vous pensez de vous?

Laissez aux autres la chance de vous connaître et de vous aimer. «Quand le coeur est ouvert, le contact avec les autres est facile. Mais il tourne à vide quand on passe son temps à s’observer et à se juger», remarque Louise Descôteaux.

La confiance attire la confiance. Quand on a confiance en soi et qu’on est bien dans sa peau, les autres le sentent. Et, forcément, ils viennent vers nous.

Posture et attitude

Les personnes qui ont confiance en elles se tiennent droites, elles ont un port altier et un léger sourire qui les rend sympathiques. Elles osent aussi regarder les gens droit dans les yeux (si l’on a du mal à le faire, on peut fixer un point situé entre les deux yeux pour s’habituer…). Pourquoi ne pas imiter leur comportement? Pour dégager une aura de confiance en soi, on se redresse, on prend de profondes respirations. Lentement, l’esprit aussi se redresse. On se sent déjà plus détendue, et un peu plus solide. «Le corps, le coeur et l’esprit, tout ça va ensemble, rappelle la psychologue Sylvie Boucher. Tout comme les pensées, les émotions et le comportement ne font qu’un.»Il faut donc être attentive à sa posture et aux traits de son visage. Pour être plus à l’aise, on s’exerce devant un miroir. Et quand on rencontre des gens qui nous impressionnent au point de sentir vaciller notre confiance, rien de tel que de les imaginer dans le plus simple appareil, en train de satisfaire certains besoins impérieux… Succès garanti! On se sentira presqu’instantanément sur un pied d’égalité.

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